Urgence démocratique ou état d’urgence ?

 

  Nous assistons ces jours-ci à l’un des derniers avatars de l’État d’urgence. En effet, sous couvert de cet État d’urgence, dans plusieurs villes de France des citoyens se sont vu interdire la participation aux manifestations populaires contre la Loi-Travail et contre le passage en force du gouvernement via l’article 49-3. Ces citoyens sont-ils coupables du moindre délit du simple fait de leur présence à ces manifestations? Le tribunal administratif de Paris à aujourd’hui contredit cette décision pour l’intégralité d’entre-eux. De telles décisions gouvernementales vont à l’encontre des droits fondamentaux et n’ont évidemment aucun rapport avec quelque acte terroriste que ce soit.

  L’État d’urgence a donc bien principalement pour objet d’interdire toute expression démocratique contre les décisions arbitraires de ce gouvernement, comme le dénonce depuis sa constitution l’observatoire pour le respect des droits et des libertés.